Association pour la Préservation des Espaces naturels et de l’ Environnement de Saint Aubin.

 

Aménagement du plateau de Saclay

Réunion publique du 17/05/2010

Enquête publique sur le Transport en site propre Massy/Saint-Quentin du 6janvier 2012 au 6 février 2012

Schéma de développement territorial

Enquête publique de la ZPNAF


Claudine Parayre de Jouy Écologie le 26 janvier 2014

Nous avons pu lire que la parution du décret de protection des espaces agricoles du Plateau de Saclay avait permis de sauvegarder plus de 2400 hectares, soit 150 hectares de plus qu’initialement prévus. Habile présentation de chiffres, mais les 150 hectares protégés en plus sont situés dans les vallées de la Bièvre et de la Mérentaise et dans une zone hors Opération d'intérêt national (OIN) ...ce qui n'entre pas dans les 2300 hectares prévus par la loi.
Bien sûr Terre et Cité n'a pas été dupe des annonces ministérielles  et s'est exprimé sur les vrais chiffres.
Je me permets en complément de vous rappeler les vrais chiffres de la zone protégée et vous  propose, si vous avez le temps, de lire  ces quelques explications dont le caractère ingrat ne m'échappe pas .
La loi demande la protection de 2300 hectares sur le Plateau de Saclay , en zone OIN. Si l’on fait le calcul de ce qui est protégé sur le plateau en zone OIN, on aboutit au chiffre de 2333 hectares, soit 18 hectares de plus que ce qui avait été demandé par l’EPPS et 33 de plus que le minimum de 2300 prévu par la loi (ces chiffres sont confirmés par l'EPPS : sur le plateau et dans l'OIN : 2 332,89 ha).
Il faut dire que c'est un peu compliqué de se repérer dans les chiffres : l’Etablissement public Paris-Saclay avait soumis à l’enquête publique la demande de périmètre suivante : 2452 hectares dans la "petite région agricole", 2339 hectares dans son intersection avec l’OIN et 2315 hectares situés sur le Plateau de Saclay, sachant que la loi Grand Paris exige sur ce dernier périmètre 2300 hectares au minimum.> Commentaires :
Certes ,nous sommes satisfaits de constater qu'une quinzaine d'hectares supplémentaires ont été protégés sur le plateau ,car une partie de la zone de La Minière , à Guyancourt a été réintégrée dans le périmètre protégé et l’on peut certainement dire que la mobilisation des habitants et associations pour défendre cette zone , en particulier lors de l’enquête publique a porté ses fruits.
Mais n’oublions pas que Emmanuel Loreau perd 70 des 230 hectares qu’il exploite,  Elodie Vilain perd ses terres sur lesquelles elle voulait lancer du maraichage bio, Manu Vandame perd au moins une quinzaine d'hectares, les chercheurs d el'INRA perdent plus de 50 hectares etc
Et n'oublions pas qu'actuellement environ 2680 hectares sont cultivés sur le plateau de Saclay ( à partir des documents SAFER) ; la consommation sera de 347 hectares, de l'ordre de 13% sur le plateau.  
Rappelons que les associations avaient demandé,dans une motion relative à la définition des terres agricoles à protéger dans le cadre de la loi du grand Paris, la protection de 2500 hectares cultivés sur le plateau, c'est à dire des surfaces agricoles utiles, la motion précisant bien que les zones situées dans les vallées ne devant pas être comptées dans les 2300 hectares minimum.
Les agriculteurs, associations et la mobilisation citoyenne n'ont pas été entendus comme ils pouvaient l'espérer donc. La loi a été appliquée avec un chiffre proche du minimum et une 3 fois deux voies va barrer le plateau, des milliers de logements sont prévus à Palaiseau etc .. Un inutile cluster se fera concentrant écoles, recherche et entreprises sur un tout petit territoire (pour mémoire plus de 40% du potentiel de la recherche publique est concentrée en Ile de France), en déplaçant les emplois. Sans compter les pastilles d'urbanisation...
Finalement si 2300 hectares devraient être protégés sur le Plateau de Saclay, on peut aussi acter que la consommation de plus de 340 hectares est autorsiée par la loi Grand Paris ; je ne suis pas sûre que tout cela constitue une grande victoire pour l'agriculture du Plateau de Saclay, contrairement aux annonces ministérielles.
Claudine